Marché du mobile

Selon le cabinet d’étude AdMob, Android serait en passe de rattraper l’iPhone sur le marché du système d’exploitation aux Etats-Unis. Le trafic Android serait en effet tout juste derrière celui de l’iPhone OS en février 2010 (44% de parts de marché pour l’iPhone OS contre 42% pour Android). Dans le monde, Android reste loin derrière iPhone OS (24% contre 50%) mais continue une forte ascension alors que les parts de marché de ce dernier stagnent.

De leur côté, les autres systèmes d’exploitation mobiles sont en baisse, voire chute libre. Symbian, BlackBerry, Windows Mobile, Web OS (Palm). Symbian n’a jamais réussi à s’adapter aux nouveaux entrants tels que l’iPhone ou Android. Le BlackBerry et Windows Mobile, étant trop orienté professionnel et pas assez grand public, ont enregistré une lente érosion de leurs parts de marché (peut-être aussi parce que le marché a grandi). WebOS (Palm), quant à lui, a eu un bref soubresaut avec le Palm Pre en 2009, mais l’essai ne semble pas être transformé.

Il existe certes plusieurs  manières de mesurer les parts de marché (AdMob regarde le trafic et non le nombre de smartphones vendus), et je suis certain que d’autres cabinets d’étude ont des chiffres différents. Mais il est indéniable qu’Android est l’OS mobile qui enregistre la plus grosse hausse.

Pas étonnant que Steve Jobs ait une dent contre Google. Le scénario d’Android doit lui rappeler de très mauvais souvenirs, à savoir la guerre entre le Macintosh et le PC. En 1984, Apple créait la sensation en lançant le Macintosh. Les PC ont rapidement tenté d’imiter le Mac avec Microsoft Windows ou GEM de Digital Research. Mais rester techniquement et esthétiquement en avance n’a pas suffit au Mac pour repousser la concurrence, et le modèle d’intégration vertical du Mac a perdu face au PC sous Windows.

Aujourd’hui, l’iPhone est le nouveau Mac. Il a créé la sensation en 2007, à tel point que la concurrence s’est acharné à l’imiter depuis – Android en tête. Ce dernier est quant à lui le nouveau Windows: un système d’exploitation qui essaie d’imiter l’iPhone et adopté par de nombreux constructeurs. Certes, le parallèle avec le Mac n’est pas parfait. Cette fois l’iPhone est au même prix que la concurrence et cette fois c’est l’iPhone qui a l’avantage de la compatibilité (deux des raisons qui ont plombé le Mac étaient son prix élevé et son manque de logiciels). Mais peut facilement imaginer que dans l’esprit de Steve Jobs, Google est le nouveau Microsoft (Steve a même affirmé que Google voulait « tuer l’iPhone »).

Apple améliore ses applications

En attendant, Apple garde toujours son avantage dont il jouit côté applications. Et à ce sujet, j’ai eu la confirmation de la part d’un développeur d’application pour iPhone que le processus s’est nettement amélioré. La dernière version d’une de ses applications a été approuvée en 24h. Qui plus est, Apple dépense beaucoup d’énergie à aider les développeurs à améliorer leurs programmes. Tout d’abord, le manuel de développement de l’iPhone donne un grand nombre de règles fonctionnelles (comment positionner les éléments graphiques sur l’écran, améliorer l’aspect fonctionnel de l’application, etc). Et Apple ne rejette plus les applications sans explication – du moins dans le cas de mon contact. Ce dernier a en effet reçu des explications détaillées pour lesquelles son application pour iPad avait été rejetée – et comment y remédier. Il a eu le temps d’effectuer les modifications et de resoumettre son application à temps pour qu’elle fasse partie des applications disponibles dés la sortie de l’iPad (la date limite était le 31 mars). On voit ici l’obsession du détail de Steve Jobs. Certes, mon contact est un fan d’Apple et donc biaisé, mais on a du mal à imaginer Microsoft ou Google avoir un tel processus.

Je me demande cependant si beaucoup de développeurs indépendants développent sur plusieurs plates-formes. Car si c’est le cas, il est possible que les applications Android bénéficient des suggestions d’Apple. Mais mise à part les quelques gros éditeurs, je doute que la grande majorité des développeurs sont soit sur iPhone soit sur Android. Par exemple, la célèbre compagnie de capital risque Kleiner Perkins avait déjà en 2008 créé un fond de $100 millions nommé iFund, dédié à supporter des startups qui créent des applications prometteuses pour l’iPhone. Trois jours avant la sortie officielle de l’iPad, Kleiner Perkins a annoncé qu’elle rajoutait $100 millions à iFund afin d’investir également dans des compagnies qui développent des applications pour l’iPad.

Car avec son nouvel engin, Apple essaie bel et bien d’assoir sa position en consolidant sa logithèque.

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