Les ordinateurs de poche, technologie disruptive

Avec l’annonce de l’iPad – la tablette d’Apple – revenons sur le potentiel disruptif des ordinateurs de poche.

Une technologie disruptive est une technologie qui offre par définition moins de performance et moins fonctionnalités que ce qui existe déjà (du moins pas celles auxquelles on est habitué). C’est pour cette raison qu’une telle technologie est souvent ignorée des géants établis car elle ne satisfait pas les besoins de leurs clients. Pour grandir, cette technologie doit se trouver un marché où elle peut se développer à l’abri des produits établis.

Les ordinateurs de poche tombent dans cette catégorie: ils sont nettement moins performants qu’un PC et sont loin d’avoir toutes les applications disponibles sur ce dernier. Ils ont trouvé leur marché où grandir sous forme de PDA ou de smartphone.

Mais à terme les produits disruptifs peuvent menacer les produits établis. Prenons l’exemple du PC. S’il a commencé sur le poste client, il s’est petit à petit attaqué au marché des serveurs. Il n’avait certes pas les performances des serveurs Unix, mais son faible prix l’a permit de conquérir de plus en plus de parts de marché.

Des produits disruptifs arrivent à remplacer des produits établis lorsque 1) ils ont un avantage que les produits établis ne peuvent pas répliquer et 2) deviennent suffisamment bons pour remplacer ces derniers dans le cadre de certaines applications. Il est à noter que le produit disruptif doit souvent subir une transformation. Le PC a du en subir une pour passer côté serveur (matériel et OS plus robustes), même s’il a amené avec lui son architecture matérielle centrée autour des processeurs Intel, son système d’exploitation (Windows) ainsi qu’une certaine partie de sa logithèque (même si les logiciels pour serveurs sont souvent différents des logiciels sur le poste client)

Avantages sur les ordinateurs

Les ordinateurs de poches ont de nombreux avantages sur les ordinateurs traditionnels:

  • Ils sont conçus pour être portables: Intel a beau optimiser ses processeurs x86 tout ce qu’il peut, ces derniers n’ont pas été conçus à l’origine pour être embarqués et doivent traîner avec eux la compatibilité avec tous leurs prédécesseurs. Qui plus est, n’importe quel netbook ou portable PC ou Mac doit traîner l’existant d’un système d’exploitation complet. Les ordinateurs de poche n’ont pas ce problème, ayant fait table rase sur l’existant. Le système d’exploitation a souvent été complètement (ou grandement) réécrit, et ils utilisent la plupart de temps un processeur de la famille ARM, réputés pour consommer peu d’énergie. L’avantage est à la fois un gain en autonomie et en poids, la batterie étant le composant le plus lourd des portables.
  • Pas de maintenance: les ordinateurs de poche se comportant comme une boite noire plus qu’un ordinateur, ils sont beaucoup plus facile d’accès et ne demandent pas de maintenance. Démarrage quasi-immédiat, pas de disque dur à défragmenter, pas de dernière version d’anti-virus à installer (encore que cela peut venir), etc.
  • Une synchronisation facile: sous Windows, MacOS X, Linux et autres systèmes d’exploitation traditionnels, les programmes ont une très grande liberté quant au stockage des données. Conséquence de quoi, les utilisateurs comme les programmes peuvent sauvegarder des données à peu près n’importe où sur le disque (ainsi que dans les registres sous Windows). Cela pose un problème en termes de sauvegarde, lorsqu’on doit réinstaller le système d’exploitation ou migrer ses données vers une nouvelle machine. Il faut réinstaller toutes ses applications et s’assurer que toutes les données sont sauvegardées / copiées / migrées. Les PDA ayant dés le début été conçus pour tout synchroniser avec un PC, ils ont tout de suite restreint les endroits où les programmes peuvent s’installer et sauvegarder des données. J’ai installé une mise à jour de PalmOS il y a de ça des années, et l’opération s’est déroulée comme un charme: le programme de mise à jour a d’abord tout sauvegardé sur mon PC, complètement reformaté le Palm, installé la nouvelle version de PalmOS, et a réinstallé toutes mes applications, documents et préférences. On est loin d’une telle facilité sur PC ou même sur Mac.

Le besoin d’une transformation

Dans certains cas, les possesseurs de smartphones utilisent ces derniers alors qu’ils auraient jadis utilisé (de plus en plus, lire ses email et surfer le Web). On peut donc se demander si, à terme, ils n’ont pas la possibilité de concurrencer les ordinateurs portables (ils ne sont pas à même de remplacer les ordinateurs de bureau). Ils ont pour cela besoin d’une transformation qui commence par la possibilité d’avoir un clavier et d’un écran plus grands.

Dés 2000 les PDAs comme le Palm avaient comme périphérique optionnel un clavier pliant de la même qualité que celui d’un ordinateur portable. On pouvait donc imaginer qu’un jour, la loi de Moore aidant, le Palm aurait suffisant de puissance pour supporter un écran de même taille que celui d’un portable PC. Depuis des années j’avais imaginé une station d’accueil portable munie d’un vrai clavier et d’un écran de taille. L’utilisateur aurait toujours sur lui son PDA ou smartphone favori, et lorsqu’il le désire pourrait encastrer ce dernier dans sa station d’accueil pour avoir un ordinateur portable avec tous les avantages cités précédemment.

Mais Microsoft est passé par-là et Palm n’a pas réussi à dépasser le stade du PDA de base. Résultat de quoi, le marché s’est assis dans une complaisance, Microsoft n’ayant aucun intérêt à ce que les ordinateurs de poche concurrencent le PC.

Mais Apple a depuis repris le flambeau avec l’iPhone, l’iPod Touch, et désormais l’iPad. Et c’est ce dernier qui représente la transformation nécessaire pour concurrencer à terme le PC grâce à un écran de près de 10″. La vision d’Apple n’est donc pas une station d’accueil pour iPhone mais bel et bien un outil séparé. Certes, l’iPad n’est plus exactement ce qu’on peut appeler un ordinateur de poche. Mais de la même manière que le PC côté serveur n’a plus grand chose de personnel (PC voulant dire « Personal Computer » ou ordinateur individuel), l’iPad amène avec lui l’architecture matérielle de l’iPhone centrée autour des processeurs ARM, ainsi que son système d’exploitation et sa logithèque.

Techniquement, l’iPad n’apporte pas grand chose de plus que ce que les rumeurs spéculaient. Pas d’utilisation novatrice de l’écran tactile. Toujours pas de multitâche. A tel point que de nombreuses personnes ont été déçues. Mais l’erreur qu’on commit beaucoup de gens en critiquant l’iPad (principalement des techies) est de comparer ce dernier à l’iPhone et à un ordinateur portable. Lorsqu’ils jugent une technologie disruptive, les gens ont tendance à 1) la surestimer à court terme en la comparer avec l’existant et 2) la sous-estimer son pouvoir disruptif au long terme.

Or Apple vise ici un marché entre le smartphone et l’ordinateur. Si le consommateur ne va pas garder son iPad toujours sur lui comme il le fait avec son smartphone, l’iPad peut être très utile lorsqu’on est en déplacement (surfer sur le Web depuis sa chambre d’hôtel par exemple). Et si les portables PC et Mac ont des avantages indéniables, l’iPad garde tous les avantages des ordinateurs mobiles cités précédemment et fournit un « minimum vital » tout en étant moins encombrant qu’un portable.

Car Apple a concentré en une tablette les quelques d’applications qui représentent 95% de nos besoins: un navigateur Web bien sûr, mais également un client email, un logiciel de gestion de photos, musique, vidéo – et bien sûr l’App Store de l’iPhone et toutes les applications qui vont avec. Steve Jobs essaie également de positionner l’iPad comme un appareil pour consommer (entendez: acheter) tout type de médias: musique, livres, presse écrite, films, émissions de TV. Je parlerais plus en détail de ça dans une prochaine chronique.

Mais le fait le plus surprenant avec l’annonce de l’iPad est ironiquement le prix relativement bas pour Apple qui se soucie rarement de ce genre de détails. De $500 à $830 suivant les options (mémoire et accès 3G). La tarification de l’accès 3G est impressionnante car il change de l’iPhone où les clients n’ont que trop l’impression d’être pris en otage par l’opérateur mobile. Non seulement l’iPad est débridé et accepte les cartes GSM micro-SIM mais il permettra d’avoir un accès 3G par le biais d’AT&T (le fournisseur actuel exclusif de l’iPhone) pour seulement $15/mois (250 Mo de données) ou $30/mois (forfait illimité) – le tout sans contrat. L’utilisateur pourra en effet acheter / annuler son accès 3G depuis l’iPad même. Certes, il ne s’agit « que » d’un abonnement donnée (l’iPad n’est pas un téléphone), mais le prix reste fort raisonnable par rapport aux prix que coûtent les abonnements 3G pour smartphones.

Et ce produit a toutes les chances d’entraîner un « effet Gmail ». En proposant 1Go d’espace disque, Gmail a élevé les standards, a forcé la concurrence à s’aligner, ce qui a bénéficié à tout le monde – y compris ceux qui ne sont pas abonnés à Gmail. De la même manière, Apple va forcer la concurrence à s’aligner, en particulier sur les prix. Les premiers qui devront s’adapter sont les livres électroniques. Le Kindle DX, l’eReader grand format d’Amazon.com (qui possède un écran de la même taille que l’iPad) est proposé à $490, soit seulement $10 de moins que l’iPad d’entrée de gamme. Certes, le Kindle est fourni avec un accès 3G gratuit, mais l’iPad a plus de mémoire (16 Go contre 4 Go), un écran couleur, et peut faire nettement plus.

Etre suffisamment bon

Mais même en ayant subi une transformation, les ordinateurs de poche doivent être suffisamment bons pour vraiment concurrencer les ordinateurs portables. Sur ce point, l’analyse de l’évolution des Netbook offre de précieux renseignements. Initialement disponible principalement avec une version de Linux allégée, les ventes se sont rapidement orientées vers les Netbooks équipés de Windows XP. Ventes qui se sont tassées lorsque les portables PC ont baissé leurs prix.

Les leçons à retenir sont que 1) le public attache toujours une grande importance à la compatibilité Windows et que 2) les ordinateurs de poche ont peu de chance de concurrencer les PC par le prix – surtout lorsque le constructeur de l’ordinateur de poche s’appelle Apple! Mais comme le fait remarquer Steve Jobs, les Netbooks ne se sont différentiés que par le prix. Ils font tout moins bien que les portables PC. Le but de l’iPad est d’être la meilleure machine pour certaines applications. Par exemple, on peut surfer sur le Web en mode portrait ou paysage – quelque chose qu’un portable est incapable de faire.

Mais si l’iPad peut peut-être un jour de concurrencer le PC, cela se fera lentement. Les consommateurs commenceront par acheter un iPad en parallèle de leur PC ou de leur Mac. Certains pourront être séduits par un produit qui semble beaucoup plus pratique qu’un portable PC pour surfer sur le Web / lire / regarder une vidéo. D’autres aimeront le fait qu’une tablette à base d’ARM fournit plus de punch qu’un portable Windows à prix équivalent (la compatibilité a un coût en ressources). Et si un jour ils se rendent comptent qu’ils utilisent plus souvent leur tablette Internet que leur PC, on risque d’assister à un basculement de la demande. Au mieux les consommateurs remplaceront plus souvent leur tablette que leur PC. Au pire ils mettront ce dernier au rancart, tout comme beaucoup de gens ont totalement remplacé leur téléphone fixe par leur portable.

Dans le monde de l’entreprise par contre, un iPad aura beaucoup plus de mal à s’implanter. Ce qui n’empêche pas Apple de tâter ce marché. La firme a la pomme a en effet porté sa suite bureautique du Mac, iWork, sur l’iPad avec une politique de prix très agressive ($10 pour chacun des 3 modules: traitement de texte, tableur et présentation). Et un des points soulevés lors de l’annonce de l’iPad était « Easily connect to projectors » (« connectez facilement à un rétroprojecteur »). Le but est ici de viser les professionnels qui ont des besoins limités (accès Web, email et PowerPoint ou équivalent), sont tout le temps sur la route et apprécient un outil léger, peu encombrant et plus simple qu’un ordinateur. Mais en attendant, le portable PC reste roi en entreprise.

Compatibilité iPhone vs. compatibilité Windows

Arrivera-t-il un jour où le consommateur sera plus intéressé par la compatibilité iPhone que la compatibilité Windows?

La compatibilité iPhone perd une partie de son utilité lorsqu’on passe à un iPad. Nombreuses applications iPhone sont conçues dans une optique où le consommateur porte l’appareil en permanence sur lui. D’autres se basent fortement sur le contrôleur de mouvement de l’iPhone (moins pratique de secouer son iPad comme un cocotier). D’autres par contre prennent partie d’un écran plus grand. L’iPad peut être un excellent outil pour gérer les photos prises avec son iPhone. Mais je ne pense pas que cela suffise pour éclipser le besoin d’avoir certaines applications PC comme BitTorrent ou certaines utilitaires obscures.

Sur ce point, les ordinateurs de poche n’ont toujours pas trouvé leur killer app – une application qui justifie à elle seule leur achat. S’ils s’en trouvent une (que les PCs ne peuvent répliquer), cela pourrait faire pencher la balance du côté de l’iPad. Encore faut-ils que les ordinateurs de poche trouvent cette fameuse killer app.

Conclusion

Si beaucoup sont déçus par l’iPad, pas moi. Enfin un ordinateur qui ne se comporte pas comme un ordinateur! Plusieurs autres tablettes Internet ont été annoncées au dernier CES de Las Vegas, et certaines combleront peut-être les lacunes de l’iPad. Après tout, le Palm Pre est déjà multitâche, le Kindle DX possède déjà un clavier physique et les smartphones sous Android sont déjà ouverts. Et je ne serais pas surpris qu’à terme on assiste à une nouvelle classe d’ordinateur qui remplace de plus en plus les ordinateurs portables.

Maintenant, si les technologies disruptives sont souvent ignorées par les géants établis, comment se fait-il qu’Apple lance un produit qui risque de cannibaliser ses propres portables Mac? Parce que Steve Jobs a reconnu depuis des années que Windows avait gagné le poste client, et s’est donc focalisé sur le « next big thing » (la nostalgie n’est pas son truc). Il n’a pas le plus à perdre si le PC devient de moins en moins important.

Et les chiffres semblent lui donner raison. Microsoft a en effet terminé l’année fiscale 2009 avec $58 milliards de chiffre d’affaire, en déclin de 3% par rapport à 2008 (très rare pour Microsoft). Apple, quant à lui a terminé l’année avec près de $43 milliards de CA, en hausse de 26% par rapport à 2008. Autrement dit, Cupertino rattrape Redmond. En 2009, la partie « PC de bureau » de Microsoft (c’est-à-dire Windows XP / Vista / 7 + MS-Office) lui a rapporté $33 milliards. Par comparaison, la partie « informatique mobile » d’Apple (iPod / iPhone / iTunes / App Store, celle-là même qui peut un jour menacer le PC) lui a rapporté $29 milliards. La division Macintosh, quant à elle, reste stable à $13 milliards. Microsoft se fait certes beaucoup plus de bénéfices qu’Apple (la partie « PC de bureau » rapporte à elle seule $23 milliards de bénéfices, même s’ils sont en grande partie mangés par le reste de la compagnie). Il n’en reste que la plate-forme mobile d’Apple joue désormais dans la même cour que le tandem Windows / MS-Office.

Qui plus est, Apple a réussi un exploit qui doit faire baver d’envie Bill Gates et Steve Balmer réunis: établir un magasin en ligne où il récupère 30% de tout ce qui y est vendu: musique, livres… et même applications pour l’iPhone / iPod. Microsoft n’aurait sans doute jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous, pouvoir toucher 30% des recettes de toutes les applications vendues sur Windows.

Et le pire pour Microsoft est qu’il se fait petit à petit éjecter de cette plate-forme mobile et qu’il n’a jusqu’alors trouvé aucun moyen de renverser la tendance.

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6 commentaires sur “Les ordinateurs de poche, technologie disruptive”


  1. […] égale. Dans le cas contraire, les utilisateurs ont toutes les chances de se rabattre sur Windows, comme ils l’ont fait avec les netbooks. L’absence de maintenance (pas d’antivirus, défragmentation de disque, etc.) résous […]

  2. nathalie Says:

    la définition de « disruptive » que vous utilisez n’est pas correcte : « Une technologie disruptive est une technologie qui offre par définition MOINS de performance et MOINS fonctionnalités que ce qui existe déjà ». Je ne suis pas d’accord avec cette définition, spécialement les 2 généralités que vous présentez.

    • lpoulain Says:

      Je suis certain qu’il existe de nombreuses définition de disruptive. Personnellement, j’utilise celle de Clayton Christensen et de son livre The Innovator’s Dilemma.

  3. JeanBaMac Says:

    Le gros inconvénient de l’iPad étant l’interdiction de télécharger des fichiers librement, un peu merdique quand on aime regarder des vidéos ou lire: le jour où le contenu est retiré du Net, on n’y a plus accès.

  4. Contact Says:

    Quelques petits commentaires:
    * Ils (les processeurs x86) sont conçus pour être portables => les premiers ordinateurs dotés d’un processeur ARM (créés par Acorn) étaient des ordinateurs fixes.
    * « Pas de maintenance » => mouais, sauf que ces machines peuvent tomber en panne et que c’est la galère pour les réparations (quand Apple ne refuse pas carrément de le faire, invitant le client à acheter un nouveau modèle).
    * Les nouveaux PC utilisent de la mémoire flash (aussi rapide, voire plus, que celle d’un smartphone grâce à la connectique PCIe) et la défragmentation est non seulement inutile mais déconseillée car elle peut les user. What else?
    * « Une tablette à base d’ARM fournit plus de punch qu’un portable Windows à prix équivalent » => un PC professionnel au prix d’un iPad Pro est bien plus performant et rapide.
    * L’absence de clavier physique et de souris n’est pas ergonomique pour tout le monde (ex: fautes d’orthographe sur le clavier tactile, difficulté à faire une citation par copier-coller), l’absence de multitasking non plus, sans parler de la difficulté à transférer un fichier d’un iPad à un autre faute de port USB.
    * Pour ce qui est des serveurs: « compatible PC » désigne les machines x86, peu importe leur système d’exploitation (la plupart des serveurs x86 d’aujourd’hui tournent sous Linux et non sous Windows). « Serveur Unix » désigne (comme son nom l’indique) une machine avec ce système d’exploitation, peu importe son architecture matérielle. On ne peut pas dire que l’un a remplacé l’autre, tout au plus peut-on dire que Linux a remplacé Unix.

    • lpoulain Says:

      • De fait, le processeur ARM a été crée pour l’Acorn. Mais le fait qu’il peut être customisé fait qu’il a été reconverti au monde du mobile il y a des années. Et au cours de cette reconversion les constructeurs ont pu éliminer des contraintes de compatibilité ascendante (les processeurs Intel ont toujours deux jeux d’instructions pour calcules à virgule flottante)
      • Je parle ici de maintenance logicielle
      • Par performance je parle de ce que vois l’utilisateur lambda – pas la performance pure. Un iPad Air a $400 est très réactif, alors qu’un PC au même prix est trop souvent poussif
      • iOS a certes beaucoup de limitations, mais l’iPad n’a pas été concu -a l’époque- pour remplacer le PC, mais pour permettre principalement la consommation du contenu plutôt que sa création (c’est la définition des technologies disruptives). La tentative de remplacer le PC avec l’iPad Pro reste une blague.

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